Ãëàâíàÿ

Ïîïóëÿðíàÿ ïóáëèêàöèÿ

Íàó÷íàÿ ïóáëèêàöèÿ

Ñëó÷àéíàÿ ïóáëèêàöèÿ

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ÒÎÐ 5 ñòàòåé:

Ìåòîäè÷åñêèå ïîäõîäû ê àíàëèçó ôèíàíñîâîãî ñîñòîÿíèÿ ïðåäïðèÿòèÿ

Ïðîáëåìà ïåðèîäèçàöèè ðóññêîé ëèòåðàòóðû ÕÕ âåêà. Êðàòêàÿ õàðàêòåðèñòèêà âòîðîé ïîëîâèíû ÕÕ âåêà

Öåíîâûå è íåöåíîâûå ôàêòîðû

Õàðàêòåðèñòèêà øëèôîâàëüíûõ êðóãîâ è åå ìàðêèðîâêà

Ñëóæåáíûå ÷àñòè ðå÷è. Ïðåäëîã. Ñîþç. ×àñòèöû

ÊÀÒÅÃÎÐÈÈ:






Emploi dans les textes




Les registres de langue peuvent être considérés de deux manières:

1. Le point de vue normatif les classe en registres corrects et incorrects. De ce point de vue, il y a donc des registres qu’on doit éviter d’employer dans la mesure du possible.

2. Le point de vue descriptif les analyse comme des ressources de la langue. Maîtriser sa langue, c’est pouvoir employer les différents registres selon les situations de communication.

Dans les textes, on peut rencontrer l’influence de deux points de vue:

* L’auteur s’en tient à la norme et s’interdit d’employer des registres incorrects ou registres bas.

* L’auteur joue sur toute la gamme des registres, en fonction de ses personnages et des situations où ils se trouvent. Cela le conduit donc souvent à jouer sur les registres marqués, ceux qu’on peut distinguer: le registre familier et le registre soutenu. En effet, le langage permet à lui seul de situer socialement le personnage et même de le caractériser psychologiquement. Le lecteur doit repérer les passages où ces registres sont employés, apprécier comment ils conviennent aux situations de communication.

Comment accéder au langage soigné

1. Substitution de mots à d’autres de même espèce (synonymie courante)

· Eviction d’un mot vulgaire ou commun au profit d’un mot plus «relevé». Le verbe «engueuler», par exemple, fréquemment employé, évoque l’animal (la gueule étant la bouche de certains animaux). Ne conviendrait-il pas, dès lors, de le remplacer par un autre verbe moins animalier?

Exemples:

- gronder: familier

- rabrouer: courant

- reprendre: courant

- réprimander: courant

- sermonner: courant

- houspiller: courant

- semoncer: soigné

- tancer: soigné

- chapitrer: soigné

· Remplacement d’un verbe par une locution verbale

Exemples:

- affronter Þ faire face à

- aider Þ venir en aide, prêter main forte

- embarrasser Þ mettre dans l’embarras

- nuire Þ porter préjudice

- résister à Þ tenir tête à

- satisfaire Þ donner satisfaction à

- se décourager Þ baisser les bras

- envoyer Þ faire parvenir

2. Substitution de groupes de mots à d’autres de même fonction.

Exemples pour indiquer un point de vue:

- question économie: langage familier

- économiquement parlant: langage familier

- au niveau économique: langage courant

- au point de vue économique: langage courant

- en ce qui concerne l’économie: langage courant

- du côté économique: langage soigné

- sur le plan économique: langage soigné

- s’agissant de l’économie: langage soutenu.

3. Nominalisation à base adjective

- Ses réactions sont rapides, il a évité le danger grâce à cela. Þ Il a évité le danger grâce à la rapidité de ses réactions.

- L’exercice était simple, cela a surpris les étudiants. Þ La simplicité de l’exercice a surpris les étudiants.

- Les fruits sont abondants en été, cela fait plaisir. Þ L’abondance des fruits en été fait plaisir.

- Ces deux commerçants sont concurrents, cela profite aux consommateurs. Þ La concurrence entre ces deux commerçants profite aux consommateurs.

- Il était gravement malade, il n’a pas pu passer son examen. Þ La gravité de sa maladie l’avait empêché de se présenter à l’examen.

- Il a un regard franc. Þ La franchise de son regard...

- Son discours fut bref. Þ La brièveté de son discours...

4. Adjectivation d’adverbes:

Exemples:

- Il était très fatigué. Þ Sa fatigue était extrême.

- Il semblait parler facilement. Þ Sa parole nous paraissait aisée.

- Il fait souvent des erreurs. Þ Ses erreurs sont fréquentes.

5. Nominalisation à base verbale

Verbes + adverbe On avait décidé de renvoyer définitivement les ouvriers. Þ Complément nominal + adjectif   le renvoi définitif des ouvriers
Conjonction + subordonnée circonstancielle Quand ils arrivèrent... Þ Parce qu’il était dévoué... Þ Préposition + complément nominal A leur arrivée... Grâce à son dévouement...
Phrase complexe Et comme il se trompait sans arrêt, il a été rapidement limogé. Þ Phrase simple Ses erreurs incessantes (répétées) ont évidemment entraîné son licenciement.
Verbes déclaratifs + conjonctions Il dit que cette maison lui appartient. Þ On dit qu’il a un certain talent.Þ Il dit que cet accident est dû à mon imprudence. Þ (phrases complexes) Un verbe plus expressif Il revendique la propriété de cette maison. On lui prête un certain talent. Il impute cet accident à mon imprudence. (phrases simples)

 


 

Exercices

/I/ Même thème, trois langages différents: pouvez-vous repérer dans les trois textes qui suivent, les éléments communs et les différences de style?

Texte 1

Ah! quels coups durs on a supportés, ma petite. Enfin, ça y est. Dans le ciel, là-haut, on nous rend justice… C’est pas trop tôt… C’est le grand chambardement en Aragon. Les Aragonais se battent presque tous pour nous. La dictature, fini! Et on va récupérer ce que ces salauds de putschistes nous ont volé. Quelle honte, ce régime! Et les injustices à la pelle! Terminus qu’y z ont dit, les Aragonais… Et y z’ont rétabli la loi. La nôtre. Ils reconnaissent leurs reines, les Aragonais.

 

Texte 2

Après tant de malheurs, ma fille, Dieu se montre enfin favorable: il s’est résolu à nous rendre justice. Les Aragonais, dans leur quasi majorité, se sont révoltés en notre faveur. Ils reprennent à nos tyrans ce qu’ils nous avaient pris. Ils brisent nos fers, mettent fin à l’injustice et à la honte. L’Aragon rétablit nos lois, l’Aragon reconnaît ses reines.

 

Texte 3

Après tant de malheurs, enfin le ciel propice

S’est résolu, ma fille, à nous rendre justice;

Notre Aragon, pour nous presque tout révolté,

Enlève à nos tyrans ce qu’ils nous ont ôté,

Brise les fers honteux de leurs injustes chaînes,

Se remet sous nos lois, et reconnaît ses reines.

(Corneille, Don Sanche d’Aragon, 1650.)

 

 

/II/ A quel registre de discours pouvez-vous situer ces énoncés?

 

1. Une fois, à Saint-Lazare, tu sais, les gens descendent, et puis faut aller tourner à la place, alors, tu sais, un bus, ça ne tourne pas comme une voiture... Un taxi, il vient, il allait se mettre là-bas. Il s’arrête juste à ras de moi, comme ça.

 

2. Nadine et sa mère préparent le repas dans la cuisine; papa vient d’arriver; il est assis dans un fauteuil et lit le journal, en fumant sa pipe.

 

3. La lune à son déclin profilait au bord de l’horizon sa silhouette de faucille au milieu de ces semailles infinies de grains luisants jetés à poignée dans l’espace.

 

4. Un flingue s’est tu, puis un autre. Roman est sorti, un peu cassé, la main gauche sur le bide, un colt au bout du bras droit. La pluie qui tombait dru lui délayait le raisiné sur la tronche. Ca semblait pisser du crâne à gros bouillons.

 

5. La réactivité aux bruits un peu intenses est considérable dès la naissance et le bébé sursaute très facilement. Ce n’est pas une raison pour penser qu’il est «nerveux». Il est simplement très sensible aux bruits un peu forts, ressentis sans doute douloureusement.

Il a d’emblée une prédilection pour la voix féminine et une sensibilité particulière pour certaines plages sonores.

Il reconnaît la voix de sa mère dès l’âge de trois semaines, et celles des autres personnes de l’entourage peu de semaines plus tard. J’ai suivi un bébé qui, dès l’âge de sept semaines, fermait les yeux et rentrait la tête en entendant la voix du frère aîné de deux ans qui l’agaçait en permanence.

 

/III/ Relevez dans le texte qui suit, les traits de langage familier.

 

J’ai soixante-neuf ans et je cultive cent soixante-dix hectares.

Tous les matins, je me lève à six heures. Mes compagnons viennent manger et je fais chauffer le café. La patronne se lève après, tout doucement. Pendant que mes ouvriers déjeunent, je prends seulement du café et on cause du boulot de la veille, d’où on en est, de ce qu’on va faire. Quand ils savent leur travail de la journée, je vais curer mes deux vaches.

Si j’ai encore deux vaches, c’est parce que je veux pas être cultivateur et aller au lait chez le voisin. Je peux pas lui dire: «J’ai plus de vache parce que ça me rapporte pas.» Pourquoi est-ce qu’il me vendrait du lait, alors?

Curer les vaches, ça me met en train. La patronne vient tirer quelques litres de lait pour la maison et après, je fais boire les veaux. Tout en faisant mon ouvrage, j’entends les tracteurs qui démarrent.

 

/IV/ Observez ce texte de Guy de Maupassant, choisi pour son registre familier:

 

«V’la l’affaire. J’étions embusqué à l’Eperon quand quèque chose nous passe dans le premier buisson à gauche, au bout du mur. Mailloche y lâche un coup, ça tombe. Et je filons, vu les gardes. Je peux pas te dire ce que c’est, vu que je l’ignore... -C’est-i pas un chevreuil? - Ça s’peut bien, ça ou autre chose? Un chevreuil?... oui...C’est p’t-être pu gros? Comme qui dirait une biche. Oh! j’te dis pas que c’est une biche, vu que j’l’ignore, mais ça s’peut!»

 

/V/ Les synonymes ci-dessous, groupés par séries, appartiennent soit au registre courant (C), soit au registre familier (F), soit au registre argotique (A), soit au registre soutenu (S). Classez-les en mettant le signe (X) dans la colonne concernée.

  C A F S
détériorer abîmer esquinter        
agriculteur cultivateur bouseux        
amant amoureux flirt mec gigolo        
accoucher enfanter dépoter        
éloge panégyrique dithyrambe apologie        
peur frousse trouille chocottes terreur        
dupe victime dindon gogo        

 

/VI/ Voici une liste de mots et d’expressions du registre courant. En vous aidant d’un dictionnaire, cherchez le maximum de synonymes dans les registres familier et soutenu. Que constatez-vous? Quels termes, quelles expressions vous semblent les plus riches de sens?

Avoir très chaud, avoir très froid, battre quelqu’un, voler (quelque chose à quelqu’un), voyager, regarder quelqu’un, manger, rencontrer quelqu’un.

/VII/ Voici une liste de mots et d’expressions du registre familier. En vous aidant d’un dictionnaire, cherchez le maximum de synonymes dans les registres courant et soutenu. Que constatez-vous? Quels termes, quelles expressions vous semblent les plus riches de sens?

se marrer, se gourer, rigoler, se barrer, faire des conneries, déconner, y en a marre, en avoir marre de, être branché, gagner sa croûte, un pieu, potasser.

 

/VIII/ Voici une liste de mots et d’expressions du registre soutenu et littéraire. En vous aidant d’un dictionnaire, cherchez le maximum de synonymes dans le registre courant. Que constatez-vous? Quels termes, quelles expressions vous semblent les plus riches de sens?

 

marri, bigarré, essuyer un camouflet, une célérité, crâne, derechef, inférer, incurieux, piètre, un homme lige, un lucre, madré, mander, obsolète.

/XIX/ Observez ces deux textes. Quel registre de langue dominant caractérise chacun d’eux? Relevez les caractéristiques du registre dominant dans chaque texte: caractéristiques lexicale, syntaxiques et morphologiques.

Texte 1

La nature s’est une nouvelle fois déchaînée, hier, dans le nord des Philippines autour du volcan Pinatubo, entré en éruption il y a sept jours après six siècles d’inactivité. Une tempête tropicale a déclenché des pluies diluviennes entraînant des flots de boue et de cendres, pendant que le volcan redoublait d’activité. L’énorme masse de nuages gris-noirs, criblés de cendres volcaniques, a fait tomber une nuit artificielle en milieu d’après-midi jusqu’à Maille, située à 80 kilomètres au sud. Le trafic aérien y a même été interrompu en raison des éventuelles pannes que pourrait provoquer le cendre infiltré dans les réacteurs des avions.

(Sud-Ouest Dimanche, 16 juin 2001)

 

Texte 2

Enfin on partit, tous en chœur entassés; cette année pour bien que tout le monde profite de la voiture et se rende compte que le père en avait une, personne n’avait été mis à la colonie, au diable l’avarice.

Papa conduisait comme un cochon; tous les autres chauffards de la route le lui faisait remarquer, et j’avais les jetons chaque fois qu’il essayait de doubler une bagnole; c’était une vieille traction ce qu’on avait, il disait que ça devait doubler tout.

Chaque fois qu’un de ces excités sortait sa sale gueule de sa quincaillerie pour le traiter de connard, son aîné rougissait; il avait honte de son père; et depuis le début il était en fureur parce qu’on l’avait jamais laissé toucher à la précieuse mécanique; c’était un point sur lequel le père ne cédait pas.

Toutes les vingt-cinq bornes Patrick demandait qu’on lui laisse le volant, rien qu’un peu, et le père répondait fermement que non.

Merde, je ferais au moins aussi bien que toi, dit Patrick, humilié une fois de plus car le père venait de se faire agonir par un quinze tonnes.

(C. Rochefort, Les Petits enfants du siècle)

Mots et tournures familiers, populaires et argotiques

 

· Andouille: niais, imbécile / étourdi, dissipé, irréfléchi.

· Avoir avalé sa langue: garder le silence.

· Avoir du pot: avoir de la chance.

· Avoir la langue bien pendue: parler beaucoup.

· Avoir la langue trop longue: ne pas savoir garder un secret.

· Avoir la bougeotte: avoir la manie de bouger; avoir l’habitude de se déplacer, de voyager.

· Avoir le bourdon: être triste.

· Avoir les boules: être angoissé, déprimé ou exaspéré.

· Avoir la trouille: avoir très peur.

· Bouffer: manger.

· Casser les pieds à quelqu’un: l’importuner.

· Casser le cou, la figure, la gueule à quelqu’un: le battre, le rosser.

· Casser sa pipe: mourir.

· Citron: tête.

· Coûter les yeux de la tête/coûter la peau des fesses: coûter cher.

· Cracher: payer.

· Débile: idiot, imbécile, stupide, infantile

· Dégonfler (se): renoncer à faire quelque chose.

· Emmerder qqn.: l’ennuyer, l’importuner.

· En avoir ras le bol: en avoir assez.

· Être en boule: se mettre en colère.

· Etre fauché/ne pas avoir un rond/ne pas avoir un radis: être sans argent.

· Etre un richaud /être bourré de fric/rouler sur l’or: avoir de l’argent.

· Faire du fric/gagner son bifteck/gagner sa vie: gagner de l’argent.

· Faire (se) la valise: partir.

· Faire (se) plumer/se faire taper: se faire dépouiller, se faire voler.

· Flic(un)/un poulet: un policier.

· flingue(un): un fusil, un revolver.

· Flinguer: tirer avec une arme à feu sur qqn.

· Fous-moi la paix: laisse-moi tranquille.

· Jeter l’argent par les fenêtres/être un panier percé: dépenser de l’argent.

· La flotte: l’eau.

· La grande bleue: la mer.

· Mettre de l’argent de côté/être regardant: faire des économies.

· Ne te casse pas la tête: ne te fatigue pas.

· Panier à salade: voiture de police.

· Perdre la boule: s’affoler, devenir fou.

· Piger: comprendre, saisir.

· Pour des prunes: pour rien.

· Salaud: malhonnête.

· Savate(une): quelqu’un qui est mou, sans personnalité.

· Sucer les fraises: être vieux.

 


Leçon 7






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